La Commission Diocésaine Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu a organisé, Dimanche 15 février 2026, une activité de sensibilisation à la paroisse Notre-Dame de la Miséricorde de Cimpunda.
Destinée aux para-juristes paroissiaux, cette rencontre a eu pour but d’approfondir leur compréhension du droit et de réaffirmer leur mission au service de la paix et de la justice communautaire.
Dirigée par l’abbé Justin Nkunzi, la séance a débuté par une question centrale : « Quelle est la différence entre la matière civile et la matière pénale ?» Cette interrogation visait à clarifier les champs d’intervention des para-juristes et à améliorer leur capacité à orienter les justiciables.
L’abbé a souligné que la justice s’enracine dans la sagesse de la Parole de Dieu. Deux passages bibliques ont servi de référence : dont 1 Corinthiens 6, 1-8: Résoudre les différends dans un esprit de fraternité et Matthieu 5, 25-26 : Encourager la réconciliation avant les conflits.
Ces passages rappellent que, selon la perspective chrétienne, la justice ne peut être dissociée de la paix et de la réconciliation.
L’abbé a évoqué l’adage : « Mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès », soulignant que la mission des para-juristes va au-delà de l’application des lois. Ils doivent également chercher à prévenir les conflits, promouvoir la médiation et favoriser la cohésion sociale.
Des valeurs fondamentales ont été mises en avant, telles que : La charité, la dignité humaine, la justice, la solidarité
Des stratégies pratiques ont été présentées, comme la proximité avec les bénéficiaires, l’écoute active, et la collaboration avec les autorités locales.
Cette activité a permis de rappeler que la justice ne se limite pas aux lois, mais représente un chemin vers la paix, nourri par la Parole de Dieu et l’engagement des para-juristes.
La communauté paroissiale a exprimé sa gratitude à l’abbé Nkunzi pour sa présence et son accompagnement pastoral, ainsi que pour avoir célébré sa première messe à Cimpunda, renforçant ainsi son lien avec cette communauté.
Benjamin Mukanire