Un hippopotame pris au piège dans le périmètre de la rivière Ruzizi, à Kamanyola (territoire de Walungu), a été partagé entre plusieurs ménages le lundi 6 avril 2026 pour servir de ration.
Les acteurs de l’environnement condamnent le piégeage de ces pachydermes, d’autant plus à une époque où la préservation de l’écologie est essentielle pour l’équilibre de l’environnement.
« C’est avec regret que nous avons appris le partage de la viande d’un hippopotame dans certains ménages à Kamanyola. Les organisations environnementales, les autorités, les leaders communautaires, les radios et les églises sont priés de sensibiliser leurs publics afin de réduire le conflit homme‑faune », a déclaré Alain Birindwa, intellectuel écologiste de Kamanyola.
Il a ajouté que, depuis plus d’un an, les hippopotames de Kamanyola et de Katogota subissent des menaces et des traumatismes, et que la politique nationale ne leur assure malheureusement aucune chance de survie.
Selon plusieurs sources, l’animal tué au piège à Kamanyola devait être enterré ou brûlé, mais face à la famine et à l’avidité, sa viande a finalement été partagée en cascade.
Des journalistes spécialisés en environnement et des leaders communautaires appellent les organisations à renforcer les campagnes de sensibilisation pour la protection des espèces et la prévention du conflit homme‑faune.
Christian Bunani