Des pêcheurs ont découvert un corps humain décapité sur la berge du lac Tanganyika, à Kasenga, entre les avenues Maendeleo et Kivu, dans la commune de Mulongwe, ce lundi 13 juillet 2026, au quartier Kakombe. Alertées, les forces de sécurité se sont déployées sur place pour sécuriser la zone et transférer la dépouille à la morgue. Jusqu’à présent, l’identité de la victime reste inconnue et les circonstances exactes du drame ne sont pas encore élucidées.
La Coordination urbaine de la Société Civile de Compatriotes Congolais (SOCICO-RDC) condamne avec fermeté cet acte. Pour Yoshuwa Barika, coordonnateur urbain, ce crime dépasse l’entendement.
« Nous sommes choqués et indignés. Décapiter un être humain et abandonner son corps au bord du lac, c’est un acte de barbarie qui vise à semer la terreur. Il est inadmissible qu’en 2026, au cœur d’Uvira, de tels faits se produisent », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette découverte met en lumière les failles dans la sécurisation des rives du lac, devenues vulnérables faute de surveillance permanente. « Les rives du Tanganyika sont des lieux de travail pour des milliers de nos frères. Aujourd’hui, elles sont devenues des zones de non-droit. L’État doit agir et montrer qu’il protège ses citoyens », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, la SOCICO-RDC demande aux autorités compétentes d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire afin d’identifier la victime et de retrouver les auteurs pour qu’ils répondent de leurs actes. Elle estime que la sécurité doit être renforcée par des patrouilles mixtes PNC–FARDC, en particulier aux heures sensibles entre 4 h et 7 h du matin, ainsi qu’entre 18 h et 22 h.
« Nous proposons aussi l’installation d’un poste de police de proximité à Kasenga/Kakombe. La présence permanente des forces de l’ordre est la seule manière de dissuader les criminels », a souligné Yoshuwa Barika.
La SOCICO-RDC sollicite également que les services de sécurité soient dotés de moyens logistiques adéquats, notamment des embarcations, des torches et des moyens de communication, afin de faciliter les interventions. Elle recommande aussi la mise en place d’un numéro vert permettant à la population de signaler rapidement tout mouvement suspect.
« La sécurité est l’affaire de tous. Sans la collaboration de la population, aucune stratégie ne tiendra », a-t-il insisté.
S’adressant aux habitants, le coordonnateur urbain appelle au calme et à la responsabilité. « Nous demandons à la population de ne pas céder à la panique et d’éviter de diffuser les images du corps sur les réseaux sociaux. Cela ne fait qu’ajouter de la douleur à la famille et compliquer le travail des enquêteurs. »
Aux jeunes, aux pêcheurs et aux vendeurs qui fréquentent les rives, la SOCICO recommande de ne plus s’y rendre seuls et de privilégier le travail en groupe. Elle invite également les leaders communautaires et religieux à intensifier la sensibilisation sur la paix et la dénonciation des actes criminels. « Chaque citoyen a le devoir de dire non à la violence et de protéger la vie humaine », a-t-il conclu.
La SOCICO-RDC adresse ses condoléances les plus attristées à la famille de la victime.
La découverte de ce corps sans tête à Kasenga rappelle que l’insécurité ne recule que lorsqu’elle est combattue avec fermeté. En attendant les résultats de l’enquête, la SOCICO-RDC espère que ce drame servira de déclic pour que les rives du lac Tanganyika redeviennent un lieu de travail et non un lieu de peur.
Sabin Munguakonkwa