Après l’annonce d’un dialogue national visant à restaurer la paix sur l’ensemble de la République démocratique du Congo (RDC), plusieurs voix se mobilisent et donnent leurs positions. Parmi elles, les forces vives du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qui brisent leur silence, demandent un cadre de dialogue global, inclusif et prenant en compte l’ensemble des réalités du pays.
D’après ces forces sociales, il est essentiel que la dynamique de dialogue soit inclusive, afin de permettre la prise en compte de toutes les composantes sociales, politiques et militaires. Elles estiment en outre que le processus doit intégrer les dimensions nationale, régionale et internationale, afin de donner un sens réel aux efforts de paix.
« Nous en appelons à un dialogue global inclusif qui pourra prendre en compte toute la dynamique des groupes armés en RDC en ne singularisant pas seulement l’AFC-M23, bien qu’elle contrôle une grande partie du pays. Cette dynamique devra prendre en compte la dynamique nationale, régionale et internationale », a déclaré Mike Mutike, président du cadre de concertation de la société civile du Sud-Kivu.
Tout en rappelant les souffrances endurées par les populations de l’Est, les forces vives du Nord et Sud-Kivu jugent que le pays a déjà perdu du temps en misant sur des démarches jugées unilatérales au niveau diplomatique. Elles plaident pour une approche plus réaliste et sans complaisance.
« On a perdu beaucoup de temps en pensant qu’il y a des démarches unilatérales au niveau diplomatique pour faire la paix, mais on a vu que cela nous a fait perdre du temps. Nous devons vraiment travailler pour une paix sans complaisance », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, ces forces sociales se prononcent également contre le recensement annoncé par les autorités de Kinshasa. Elles estiment qu’il est inconcevable que seule une partie du pays soit recensée, au détriment de la partie contrôlée par l’AFC-M23.
Selon elles, l’ensemble des forces sociales se mobilisera pour s’opposer à ce processus, qu’elles considèrent comme une nouvelle tentative de distraction du processus de paix. Elles proposent plutôt que la dynamique de recensement s’inscrive dans le cadre des réformes électorales.
Ainsi, les forces vives du Nord-Kivu et du Sud-Kivu appellent à une démarche exigeante et unifiée, estimant que seule une participation de tous les acteurs, sans exclusion, peut ouvrir la voie à une paix durable.
Rédaction