La Brigade anti-rumeur de l’axe Ciriri bénéficie du soutien de représentants de la société civile et des autorités locales. Cet engagement a été officialisé lors d’une table ronde organisée dans le cadre du projet Tushunguze 2, le jeudi 22 octobre 2026.
« Barrer la route aux rumeurs et à la désinformation qui sèment la panique parmi les habitants du quartier Ciriri » : tel était l’objectif de cette rencontre organisée par la Brigade anti-rumeur de l’axe Ciriri.
Le projet Tushunguze 2 est porté par un consortium réunissant l’ACNDC, Congo Mwiinda et Initiative Congo Débout. Lancé il y a quelques mois, il est mis en œuvre à Goma et à Bukavu.
Des acteurs de la société civile, des chefs de quartier et des représentants des habitants ont pris part à la table ronde. Tous ont exprimé leur volonté de soutenir la brigade. À cette occasion, les organisateurs ont procédé à la signature d’actes d’engagement avec la société civile et les autorités locales.
Joséphine Amina, membre de l’ACNDC, a rappelé que cet engagement constitue un acte de participation citoyenne au service de la communauté. Présentant le texte d’engagement, elle a souligné que cette initiative vient en aide aux habitants de Ciriri, confrontés aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les quartiers, dans un contexte de crise sociopolitique.

« Les fausses informations créent la peur et divisent la communauté. Avec cet engagement, nous voulons redonner à la population de Ciriri des informations justes et vérifiées », a-t-elle déclaré.
De son côté, Jean Pacifique Ntumwa, président de la Brigade anti-rumeur de l’axe Ciriri, a jugé les résultats de la rencontre satisfaisants. Il a remercié les autorités locales pour leur engagement à soutenir les activités de vérification des faits.
Il a également évoqué les difficultés rencontrées sur le terrain : le manque de reconnaissance, l’absence de soutien matériel, la résistance de certains leaders d’opinion qui relaient des rumeurs, ainsi que la rapidité avec laquelle la désinformation, la mésinformation et la malinformation se propagent.
« Nous travaillons bénévolement, parfois sans moyens de déplacement. Malgré cela, nous continuerons la lutte avec détermination afin de barrer la route à toute forme de manipulation de l’information », a-t-il affirmé.
Les autorités locales présentes ont signé les actes d’engagement afin d’accompagner officiellement la brigade. Elles ont également formulé des recommandations en faveur du renforcement de l’entrepreneuriat féminin, considéré comme un levier de résilience communautaire.

« Quand une femme exerce une activité génératrice de revenus, elle devient actrice de la stabilité et est moins vulnérable aux rumeurs. Nous encourageons les initiatives locales portées par les femmes à Ciriri », a indiqué un chef de quartier présent.
À l’issue de la table ronde, les organisateurs du projet Tushunguze 2 ont remis aux membres de la brigade et aux représentants communautaires des kits comprenant notamment du savon, des dispositifs de lavage des mains et d’autres biens de première nécessité. Cette remise vise à soutenir la lutte contre l’épidémie d’Ebola en encourageant le lavage des mains.
Il convient de souligner que les activités du projet Tushunguze 2 s’étendent aux trois communes de la ville de Bukavu.
Sabin Munguakonkwa