Des réfugiés congolais installés aux Kashemere, Busuma et Rutana au Burundi, venus en grande partie de la plaine de la Ruzizi, dénoncent un quotidien fait de souffrance, de précarité et de privations.
Selon ces déplacés, arrivés dans la région à partir du 15 février 2025, leur situation socio-économique demeure très difficile. Ils affirment également qu’ils ne reçoivent pas l’assistance nécessaire à leurs besoins.
D’après leurs témoignages, chaque famille reçoit environ 38 000 FBu par mois, soit à peu près 17 000 FC. Toutefois, cette somme ne leur permet pas de subvenir correctement à leurs besoins essentiels.
« À Busuma et à Rutana, de nombreux réfugiés sont en train de fuir le camp à cause des nombreux risques, notamment la famine et les maladies. Par mois, chaque famille reçoit environ 38 000 FBu, estimés à 17 000 FC. C’est avec ce montant dérisoire que nous sommes obligés de nous prendre en charge pour tous les besoins. C’est la raison pour laquelle certains d’entre nous sont contraints de fuir aussi le Burundi », ont expliqué plusieurs réfugiés.
Face à cette situation qu’ils qualifient d’inhumaine, ces Congolais ayant fui la guerre lancent un appel aux autorités compétentes afin qu’elles prennent des mesures urgentes et leur permettent de retourner chez eux.
« Qu’on nous laisse passer librement, aussi bien du côté des autorités congolaises que burundaises. Sinon, nous allons mourir ici. D’ailleurs, plusieurs d’entre nous sont déjà morts et ont été enterrés loin de leurs familles », plaident-ils.
Parmi les autres difficultés auxquelles ces réfugiés disent faire face, figurent aussi des intimidations, des séquestrations et des tortures attribuées à un groupe d’appui à la sécurité du Burundi, dénommé « Imbonerakure ».
Selon eux, ce groupe exigerait des amendes forfaitaires estimées à 250 000 FBu par famille.
En conclusion, ces réfugiés lancent un SOS et sollicitent l’intervention des parlementaires congolais, afin que les déplacés présents au Burundi puissent jouir pleinement de leurs droits.
Christian Bunani