Il y a depuis quelque temps l’apparition du choléra dans l’aire de santé de CCLK, au quartier Lac Vert, dans la zone de santé de Goma, en province du Nord-Kivu.
Face à cette situation alarmante et inquiétante, plusieurs acteurs, notamment des défenseurs des droits humains, alertent l’opinion locale, nationale et internationale afin d’inciter à une action rapide pour sauver la population.
C’est notamment le cas du Conseil communal de la jeunesse de Goma, qui indique que les premiers cas notifiés de cette maladie ont été enregistrés depuis le début du mois de juin.
Le Président de cette structure de participation citoyenne, Monsieur Jules Ngeleza, estime que la résurgence du choléra, communément appelée la « maladie des mains sales », serait favorisée par la période de sécheresse, le surpeuplement, ainsi que par la pollution du lac Kivu, devenu par endroits un déversoir de corps sans vie et de divers déchets.
« À cela s’ajoutent les pratiques de certaines populations, qui, faute de conditions adéquates, s’approvisionnent parfois en eau directement à partir du lac, qui n’est pas toujours chloré. Ces éléments augmentent le risque de propagation de la maladie dans le milieu », a déclaré Jules Ngeleza.
Face à ce qu’il qualifie de « grand danger », Jules Ngeleza appelle la population de ce milieu à la stricte vigilance et au respect rigoureux des mesures de santé publique recommandées par les experts sanitaires.
Il recommande notamment de ne consommer que de l’eau traitée, de se laver régulièrement les mains, de laver soigneusement les aliments avant toute consommation, de garder l’environnement propre, et d’orienter rapidement les malades vers des structures de prise en charge appropriées.
Par ailleurs, le Conseil communal de la jeunesse de Goma lance un appel aux partenaires et au gouvernement afin d’apporter des appuis nécessaires aux prestataires intervenant dans les secteurs de la santé et de l’eau. L’objectif est de leur permettre d’accroître leurs capacités d’approvisionnement en eau et en soins de santé en faveur des populations, de plus en plus exposées.
Le Conseil demande également l’augmentation des sites de chloration de l’eau dans la zone, afin de rompre la chaîne de transmission et de limiter le risque élevé de propagation de cette épidémie dans la zone de santé de Goma.
À titre indicatif, depuis l’apparition du choléra dans cette partie de la ville de Goma, au moins 18 personnes ont été touchées. Ce nombre pourrait augmenter si des mesures nécessaires ne sont pas prises à temps.
Enfin, au moment où l’épidémie de choléra inquiète, une autre maladie, notamment Ebola, fait déjà peur dans l’Est de la République démocratique du Congo. D’où la nécessité d’une réponse urgente pour épargner davantage la population.
Rédaction