En séjour à Kinshasa depuis plus d’un an, le président du conseil communal de Karisimbi, en ville de Goma, a déposé une lettre de dénonciation auprès du président de l’Assemblée nationale à l’occasion de la rentrée parlementaire.
Dans ce courrier, Cédric Tumusifu Badumba affirme être venu alerter sur l’installation d’une administration parallèle dans le secteur de l’enseignement, attribuée aux rebelles du M23.
Rappelant que l’EPST est apolitique, l’élu exprime sa crainte que les personnes en cours de nomination n’entravent la gestion des frais de fonctionnement des directions d’écoles financés par l’État.
« La mission de cette lettre est de dénoncer la mise en place d’une administration parallèle dans le secteur de l’enseignement. Nous savons que l’EPST est apolitique. Nous craignons que ces personnes, qui sont en train d’être nommées, ne musèlent les moyens de fonctionnement que l’État accorde aux directeurs », a-t-il déclaré.
Tumusifu indique également avoir saisi l’UNICEF, l’UNESCO ainsi que le caucus des élus de Goma, et plus particulièrement ceux du Nord-Kivu, pour dénoncer cette administration parallèle.
Il affirme que ces responsables cherchent à neutraliser l’action des antennes de la DinacoPé, ont déjà commencé à procéder à des remplacements d’agents reconnus par l’État, à établir des listings et à élaborer des fiches de paie pour les enseignants.
Jonas Kasula