À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée chaque année le 13 février, les habitants de Bukavu ont une fois encore placé leur confiance dans les médias radiophoniques et rendu hommage aux journalistes pour leur travail d’information.
Cette journée, proclamée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) puis adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, est l’occasion de souligner l’importance de la radio comme vecteur d’information, de dialogue et de cohésion sociale.
Dans les rues de la ville, plusieurs citoyens rencontrés affirment que si une quantité importante d’informations circule, beaucoup sont fausses ou incomplètes .
« Sans les radios et leurs journalistes, nous serions perdus face à toutes ces rumeurs» , confie un jeune de la ville de Bukavu.
Pour beaucoup, la radio reste le média le plus accessible, capable d’atteindre les zones les plus reculées et de toucher tous les segments de la population, qu’il s’agisse d’annonces éducatives, de bulletins de sécurité ou d’éclairages sur la vie politique locale.
Dans son message pour cette journée, l’ONU rappelle que la radio demeure l’un des moyens les plus fiables pour diffuser des informations vérifiées et renforcer la confiance du public, même à l’ère de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies.
« La technologie ne bâtit pas la confiance ; ce sont les radiodiffuseurs, par leur professionnalisme et leur engagement, qui le font. » souligne l’ONU
Des habitants de Bukavu soulignent également que la radio a un rôle éducatif et social crucial dans un contexte de perturbations socio‑politiques . Elle constitue une plateforme de discussion où diverses voix peuvent s’exprimer, favorisant ainsi le débat démocratique et la solidarité communautaire.
En cette journée mondiale, les voix de Bukavu en appellent à un journalisme rigoureux, transparent et indépendant, afin de consolider la démocratie locale et de lutter efficacement contre la désinformation.
Sabin Munguakonkwa