Face aux nominations controversées dans les universités de Goma et de Bukavu et à la fermeture des établissements concernés, l’archevêque métropolitain de Bukavu exhorte les acteurs du conflit à préserver l’avenir des étudiants et à privilégier le dialogue.
Dans un appel adressé aux Congolais, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo, archevêque métropolitain de Bukavu, alerte sur les conséquences des tensions sécuritaires sur l’enseignement supérieur dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
En cause, les nominations de responsables administratifs et de comités de gestion par l’AFC/M23 dans plusieurs établissements universitaires. Dans son communiqué du 10 août 2026, le ministère congolais de l’Enseignement supérieur a condamné ces initiatives et annoncé des mesures, notamment la fermeture des institutions concernées.
Cette situation risque d’aggraver la précarité des familles et de compromettre le parcours académique de nombreux étudiants. Face à cette crise, Mgr Maroy lance un appel pressant : « N’utilisez pas l’éducation et tout le social comme arme de guerre. » Il invite les protagonistes à faire preuve de responsabilité et à garantir la continuité des activités académiques.
L’archevêque salue également les efforts de la CENCO et de l’ECC en faveur d’un dialogue inclusif, indispensable à la réconciliation et à une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Son exhortation s’adresse à toutes les parties prenantes : faire taire les armes, protéger les étudiants et permettre l’achèvement de l’année académique 2025-2026 ainsi qu’une rentrée apaisée en 2026-2027.
Pour Mgr Maroy, l’éducation ne doit pas devenir une victime supplémentaire de la guerre, mais rester un pilier de l’avenir de la RDC.
Benjamin MUKANIRE