Le jeudi 12 février 2026, Vivian Van de Perre, représentante spéciale ai du secrétaire général de l’ONU en République Démocratique du Congo (RDC), a atterri à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Ce déplacement marque un tournant significatif dans les efforts de rétablissement de la paix dans la région.
Ce vendredi, elle a rencontré les représentants de l’AFC-M23.
L’objectif principal de cette rencontre était d’aborder la mise en œuvre du mécanisme du cessez-le-feu, un aspect crucial pour renforcer la confiance entre les parties impliquées.
Devant la presse, Van de Perre a souligné que la reprise des activités aéroportuaires à Goma constitue un signal positif dans la situation actuelle.
Elle a insisté sur l’importance de traduire les engagements pris dans le mécanisme de suivi et de vérification en actions tangibles sur le terrain.
« Il est essentiel que les engagements pris dans cet accord se traduisent rapidement par des dispositions opérationnelles claires, crédibles et vérifiables sur le terrain. » a-t-elle déclaré
Benjamin, le secrétaire exécutif de l’AFC-M23, a rassuré que le mouvement respectera les termes de référence établis lors de la réunion du 2 février. Il a affirmé que la Monusco bénéficiera d’une sécurité totale dans les zones sous leur contrôle, tout en déclinant toute responsabilité pour les événements dans les zones contrôlées par Kinshasa.

« Nous sommes respectueux et la MONUSCO a un rôle d’appuyer et de soutenir le mécanisme de vérification… pour que la paix revienne dans notre pays. » a dit Mbonimpa
Bien qu’exprimant leur attachement au processus de Doha, l’AFC-M23 ne reconnaît pas les accords conclus en Angola avec le gouvernement de Kinshasa, soulignant leur absence dans ces discussions.
« Nous n’avons pas été invités, nous ne savons même pas les contenus. » a-t-il déclaré
La présence de Vivian Van de Perre à Goma s’inscrit dans un contexte plus large de restauration de la paix dans l’Est de la RDC, ainsi que de la réouverture progressive de l’aéroport international, fermée depuis un an.
Cette rencontre pourrait être déterminante pour la mise en œuvre effective des accords de paix et le rétablissement de la confiance entre les parties concernées.
Rédaction