Les conseillers communaux de 24 provinces de la République démocratique du Congo poursuivent, pour le cinquième jour consécutif, leur sit-in devant le Centre financier de Kinshasa. Ils dénoncent une retenue de 50 % sur leurs frais de fonctionnement, qu’ils imputent au ministère des Finances.
Installés devant le Centre financier depuis jeudi dernier, ces élus dénoncent le non-respect des engagements budgétaires par le ministère. Ils déplorent que seules deux provinces, Kinshasa et l’Ituri, percevraient la totalité de leurs frais de fonctionnement.
Ils affirment également qu’au moment de l’ordonnancement, le cabinet du ministre des Finances retiendrait une partie des sommes destinées aux 24 autres provinces. Ils appellent au respect des dispositions des articles 42 et 43 de la loi relative aux finances publiques de 2011.
« C’est une revendication légitime des élus du peuple. Si le ministre des Finances ne tient pas compte de cette revendication, je vous assure que nous ne partirons pas. Aujourd’hui, c’est le cinquième jour : nous dormons à la belle étoile. Nous réclamons le respect des engagements pris par le ministère. Toutes les provinces sont représentées », ont-ils déclaré.

Les conseillers mettent par ailleurs en garde contre certains de leurs collègues qui, selon eux, chercheraient à affaiblir leur mouvement en se présentant comme leurs représentants dans leur propre intérêt. Ils rappellent que ces personnes n’auraient pas reçu mandat pour représenter les élus des 24 provinces concernées et qu’il existe depuis longtemps une commission bien connue mise en place pour cette cause.
« Nous avons le sentiment que certains d’entre nous recourent à des stratagèmes pour discréditer la lutte de ceux qui se donnent corps et âme pour l’intérêt de tous. Ceux qui veulent mettre en place une autre commission doivent savoir que la lutte que nous avons commencée est salutaire », a exhorté un conseiller communal.

En sit-in depuis le jeudi 8 octobre, les élus affirment qu’ils ne lèveront leur mouvement que lorsque leurs revendications, qu’ils jugent légitimes, auront été satisfaites.
Cette situation nécessite une intervention du ministère concerné afin d’apporter une réponse aux élus, qui affirment défendre une cause touchant l’ensemble de la population.
Jonas KASULA