En République démocratique du Congo, la situation liée à l’épidémie d’Ebola continue de se dégrader. D’après le dernier rapport de situation rendu public par le gouvernement le 22 juillet 2026, le pays dénombre 1 033 décès sur 2 536 cas confirmés signalés dans cinq provinces. Le taux de létalité s’établit ainsi à 40,7 %.
Les informations compilées au 21 juillet 2026 précisent que 738 malades sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement. Par ailleurs, 506 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de la flambée.
Ituri : principal foyer de transmission
La province de l’Ituri reste, de loin, le cœur de la transmission. Elle compte 28 des 36 zones de santé touchées. Face à cette forte dynamique, les autorités sanitaires indiquent avoir renforcé sur place les équipes de riposte, les moyens de laboratoire ainsi que les structures de prise en charge, afin de favoriser une détection plus rapide des cas et de garantir des enterrements sûrs et dignes.
Nord-Kivu : 11 zones toujours concernées
Au Nord-Kivu, 11 zones de santé demeurent affectées : Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oicha, Masereka, Vuhovi, Mabalako et Musienene.
Dans le Sud-Kivu, seul le territoire de Miti-Murhesa reste impliqué. La zone totalise désormais 55 jours sans nouveau cas confirmé, tout en maintenant une surveillance.
Autres provinces sous observation
Le rapport mentionne également des cas dans le Haut-Uélé, notamment autour des zones de santé de Wamba, Boma Mangbetu, Pawa et Isiro. Dans la Tshopo, les zones de Makiso-Kisangani, Lubunga et Mangobo continuent d’être placées sous surveillance.
Suivi des contacts et mesures de prévention
Les autorités indiquent un taux global de suivi des contacts de 77,2 %. Elles soulignent aussi le renforcement des contrôles aux points d’entrée et la mise en œuvre d’actions de sensibilisation au sein des communautés. Selon le rapport, des milliers de personnes sont informées quotidiennement dans les régions touchées afin de réduire la transmission et de renforcer la confiance envers les équipes mobilisées.
Enfin, le gouvernement affirme que la coordination multisectorielle se poursuit grâce à l’appui logistique accru : ambulances, intrants médicaux, et équipements destinés à la prévention et au contrôle des infections, afin de contenir l’épidémie tout en assurant la continuité des services essentiels de santé.
Rédaction