La journaliste Clotilde Bangwene Aziza Rwasha, initiatrice de l’Association des Femmes des Médias (AFEM), a été honorée mercredi 4 mars 2026 à Goma pour son engagement dans la promotion des droits des femmes et des jeunes filles à travers les médias.
La cérémonie de reconnaissance et de couronnement des leaders engagés pour la promotion des droits des femmes, la justice sociale et la consolidation de la paix au Nord-Kivu s’est tenue dans la salle de l’Hôtel Union, à l’initiative du CAFED (Centre d’Accompagnement des Femmes et des Enfants Défavorisés), en collaboration avec ONU Femmes et le Women’s Peace and Humanitarian Fund.
L’événement a réuni plusieurs personnalités, acteurs de la société civile et journalistes engagés dans la défense des droits humains et la promotion de la paix dans la province. Au total, des centaines de participants, dont des hommes impliqués dans cette lutte, ont reçu des diplômes de mérite pour leur engagement communautaire.
Figure emblématique dans la défense et promotion des droits des femmes, madame Clotilde Bangwene Aziza Rwasha, fondatrice de l’AFEM, distinguée aussi pour son implication constante dans la défense des droits des femmes et des jeunes filles à travers les médias était parmi les lauréats.
Dans son intervention, la lauréate a souligné que beaucoup reste à faire dans la promotion des droits des femmes. Selon elle, certains hommes restent encore prisonniers des stéréotypes.
« La femme est une partenaire qui a les mêmes droits que l’homme », a-t-elle insisté, appelant les journalistes à s’impliquer davantage dans la lutte contre les stéréotypes dans les médias et sur les réseaux sociaux, ainsi que dans la promotion de l’égalité et de la justice sociale.
Habituée à être primée pour son engagement dans cette cause, la journaliste a exprimé sa gratitude au CAFED, et particulièrement à sa présidente Isabelle Pendeza, saluant une initiative qui, selon elle, renforce et stimule l’implication collective en faveur des droits des femmes et de la paix durable au Nord-Kivu.
Cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique que les organisateurs souhaitent pérenniser. En réaffirmant leur volonté de promouvoir un leadership inclusif et responsable, ils entendent contribuer à une transformation sociale durable. Dans un Nord-Kivu encore marqué par les crises sécuritaires et les fractures sociales, l’enjeu dépasse la symbolique : il s’agit d’ancrer l’égalité, la justice et la paix dans des engagements concrets et collectifs.
Rédaction