Depuis le 15 juin 2026, les équipes mobilisées dans la riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri ont pris en charge 87 % des alertes nécessitant une intervention d’Enterrement Digne et Sécurisé (EDS).
Ce bilan a été présenté, ce samedi 25 juillet, par le Dr Kalala, spécialiste en santé publique et expert en EDS, lors d’un point de presse consacré à l’évolution des actions de riposte.
Le Dr Kalala a rappelé que l’Enterrement Digne et Sécurisé constitue un pilier majeur de la lutte contre Ebola. Au-delà de l’organisation des funérailles, cette approche vise surtout à protéger les familles et les communautés contre la propagation du virus.
« Un enterrement sécurisé est avant tout une mesure destinée à préserver les survivants et à empêcher la poursuite de la transmission du virus au sein des familles et des communautés », a expliqué le Dr Kalala.
D’après les données présentées, 1 313 alertes ont été enregistrées depuis le 15 juin 2026. Parmi elles, 1 139 ont donné lieu à une intervention d’EDS, soit un taux de prise en charge de 87 %. Pour les autorités sanitaires, ces résultats montrent les efforts déployés sur le terrain pour rompre les chaînes de transmission de la maladie.
Le spécialiste a également voulu dissiper les rumeurs relatives à la gestion des dépouilles des personnes décédées d’Ebola. Il a rappelé que la crémation des corps demeure interdite en République démocratique du Congo, même en période d’épidémie, de surmortalité ou de saturation des cimetières. Les corps sont inhumés conformément aux protocoles sanitaires en vigueur, dans le respect de la dignité du défunt et de celle de ses familles.
Par ailleurs, le Dr Kalala a souligné que la Prévention et le Contrôle des Infections (PCI) constituent un autre pilier essentiel de la riposte. Cette stratégie repose sur un ensemble de mesures mises en œuvre dans les structures sanitaires et au sein des communautés afin de réduire les risques de contamination et de briser la transmission du virus.
À travers cette communication, les autorités sanitaires entendent améliorer la compréhension des populations sur les mesures de lutte contre Ebola et combattre la désinformation, identifiée comme l’un des principaux défis dans la maîtrise de l’épidémie en Ituri.
ILANGA TEMBA David