Trente ans après l’assassinat de Mgr Christophe Munzihirwa, ancien archevêque de Bukavu et serviteur de Dieu, les fidèles catholiques se sont réunis autour de Mgr François-Xavier Maroy Rusengo, archevêque métropolitain de Bukavu, pour une célébration eucharistique, ce jeudi 29 octobre 2026. La cérémonie a été marquée par un appel à la paix et à l’engagement chrétien.
Assassiné le 29 octobre 1996, Mgr Munzihirwa demeure une figure marquante de l’Église dans l’est de la République démocratique du Congo. À l’occasion du trentième anniversaire de sa mort, les participants ont été invités à perpétuer son héritage par des actes concrets, plutôt que par de simples discours.
« N’ayez pas peur, prions le Seigneur », a exhorté Mgr Maroy Rusengo, invitant les chrétiens à garder confiance en Dieu malgré les épreuves. Il a également évoqué la mémoire de deux autres anciens archevêques de Bukavu : Mgr Emmanuel Kataliko, décédé le 4 octobre 2000, et Mgr Charles Mbogha, décédé le 9 octobre 2005.
Rappelant la fragilité de la vie humaine, l’archevêque a appelé les fidèles à poser de bons actes et à s’engager concrètement en faveur de la paix.
Dénonçant les conséquences de la fabrication et de l’utilisation des armes, il a invité chaque chrétien à s’interroger : « Comment suis-je impliqué dans la recherche de la paix ? » Il a ainsi encouragé les fidèles à devenir des artisans de paix par le dialogue, la solidarité et le rejet de la violence.

À la fin de la célébration eucharistique, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo a béni deux nouveaux lieux sacrés : le mausolée où reposent trois anciens archevêques de Bukavu et la nouvelle grotte mariale, qui a été dédicacée.
Trente ans après sa mort, la mémoire de Mgr Christophe Munzihirwa demeure une invitation à prier pour la paix et à la construire au quotidien.
Benjamin Mukanire