Une cérémonie de réintégration s’est tenue, ce mercredi 4 novembre 2026, au bureau de l’Urbanisme et de l’Habitat, à Bukavu. Elle a marqué le retour en fonction de M. Gakwerere Imani Jovanhi, chef de division de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire du Sud-Kivu, qui avait été suspendu à titre préventif.
Sa réintégration a été décidée par un arrêté du gouverneur. La cérémonie a été présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, M. Bwino Nacigemwa Jean Richard, en présence de plusieurs autorités, du président de la société civile et de nombreux participants venus de différents horizons.
Les dispositions de l’arrêté
L’arrêté lu à cette occasion comporte trois articles mais le principal est l’article 1 qui confirme la levée de la suspension de M. Gakwerere Imani Jovanhi, chef de division de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire du Sud-Kivu. Le directeur de cabinet a été chargé du suivi de l’exécution du présent arrêté, qui entre en vigueur à la date de sa signature.
La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance pacifique, sous les acclamations des participants, aux alentours de 16 heures.
Un signal pour l’administration
Au-delà de la cérémonie, cette réintégration revêt plusieurs significations pour les participants. Elle rappelle d’abord qu’une suspension préventive ne constitue pas une sanction définitive. La levée de cette mesure marque la fin de la suspension et souligne l’importance du respect des procédures administratives.
Cette décision est également perçue comme un gage de stabilité pour le service. À Bukavu, l’Urbanisme et l’Habitat occupent une place importante, notamment en raison des enjeux liés aux constructions anarchiques, aux conflits parcellaires et à la gestion foncière. Le retour de M. Gakwerere devrait permettre la continuité des activités et la reprise normale du travail.
Dans une ville marquée par les tensions, le déroulement pacifique de la cérémonie et l’accueil réservé à cette décision ont été interprétés par plusieurs participants comme un signe de dialogue et de réconciliation. Certains y voient un souffle nouveau et un vent de paix.
Enfin, cette réintégration est présentée comme un message de confiance envers les cadres de l’État, les institutions et les administrés, qui attendent des services publics efficaces et transparents. Pour plusieurs participants, elle ne marque donc pas seulement le retour d’un responsable à son poste, mais aussi un espoir de stabilité et de meilleur fonctionnement de ce secteur clé pour l’avenir de Bukavu.
Sabin Munguakonkwa