Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 491 violations et atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo en août 2026. Dans son rapport publié le mercredi 4 novembre, il indique que ces faits ont fait au moins 1 264 victimes et souligne la persistance de l’insécurité, notamment dans l’est du pays.
Le bilan est en hausse par rapport à juillet, où 464 cas avaient été documentés, soit une progression d’environ 6 %. L’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu restent les provinces les plus touchées. Les attaques contre les civils et les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales continuent d’aggraver la situation.
Les déplacements de population se poursuivent également. À la fin du mois d’août, le nombre de personnes déplacées internes était estimé à 6,1 millions, contre 5,8 millions en juillet.
Hausse des violences sexuelles liées au conflit
Le rapport fait état de 230 victimes de violences sexuelles liées au conflit en août, réparties entre 65 incidents. Parmi elles, 166 étaient des femmes et 64 des filles. Le BCNUDH relève une augmentation de plus de 200 % par rapport au mois précédent et alerte sur la vulnérabilité des personnes vivant dans les zones touchées par les conflits armés.
Les provinces relativement épargnées par les combats ont elles aussi connu davantage de violations : 79 cas y ont été recensés en août, contre 47 en juillet, soit une hausse de 68 %.
Six affaires examinées par les tribunaux militaires
Dans le cadre de la lutte contre l’impunité, les tribunaux militaires ont jugé six affaires impliquant cinq militaires des FARDC et un policier de la PNC. Les prévenus ont été reconnus coupables d’infractions liées à des violations des droits humains.
Le rapport indique enfin que trois militaires des FARDC ont été condamnés à la peine de mort au cours de la période examinée.
Rédaction