Une séance de capacitation s’est tenue ce vendredi au Bureau provincial de l’Association des Scouts du Sud-Kivu (ASSK). Une vingtaine de responsables scouts et de jeunes venus de différents districts ont pris part à cette journée de formation organisée sous le thème : « Communiquer efficacement au service du Scoutisme ».
La séance a débuté à 08h30 et s’est clôturée à 15h00, dans une ambiance studieuse et très participative. Contrairement à une rencontre uniquement théorique, la formation a mis l’accent sur la pratique.
Les participants ont notamment travaillé directement sur le terrain du digital : rédaction de posts, prise de photos avec téléphone, tournage et montage de courtes vidéos, ainsi que des simulations d’interviews à la radio et à la télévision. L’objectif était clair : permettre à chaque district de repartir avec des compétences directement applicables dès la semaine suivante.
« Nous ne formons pas pour former. Nous formons pour que demain on voie le résultat sur vos pages et dans vos communautés », a expliqué le responsable du Département de la Communication, MC Francolin communicatif.
Plusieurs raisons ont justifié cette initiative. D’abord, la visibilité : dans un environnement concurrentiel, le Scoutisme doit apprendre à raconter ses actions pour exister. Ensuite, la crédibilité auprès des partenaires : « Personne ne finance ce qu’il ne voit pas. En montrant mieux notre impact, nous attirons plus de soutien pour nos jeunes ». Enfin, l’unité du message : en donnant les mêmes outils à tous les districts, l’ASSK construit une seule voix provinciale, forte et professionnelle.
Deux experts ont animé la séance.
JOSEPH-RYAN Nkoyi, spécialiste en communication, a insisté sur la planification et la régularité. Selon lui, une structure qui ne communique pas risque de stagner.
« Vous faites un travail extraordinaire sur le terrain, mais sans images de qualité et sans histoires bien racontées, les partenaires passeront à côté. À partir d’aujourd’hui, chaque district doit se doter d’un calendrier éditorial. Mon défi : au moins deux contenus de qualité par semaine. C’est ainsi qu’on gagne la confiance », a-t-il déclaré.
De son côté, IRENEE LIONEL MOZI, communicateur et journaliste, a mis l’accent sur le retour aux médias de proximité et sur l’urgence de montrer l’impact.
« Nous entrons dans une nouvelle ère de communication. Les réseaux sociaux sont importants, mais n’oubliez pas la radio et la télévision. La radio reste la voix du quartier, et la télé la vitrine des autorités. Un bon communicateur scout doit savoir décrocher une interview et défendre le message du Scoutisme en une minute. Il faut afficher beaucoup plus notre impact social. Montrez les puits que vous creusez, les écoles que vous assainissez, les jeunes que vous formez à la paix. C’est cela qui touche les cœurs. Et pour ne pas publier au hasard, organisez-vous. Le Scoutisme a une histoire à raconter chaque semaine : il suffit de la planifier dans un calendrier éditorial » a-t-il expliqué
À la clôture, la satisfaction était unanime. Grâce aux travaux pratiques, chaque participant a pu produire un premier contenu, tout en recevant des critiques et appréciations.
Forte de ce succès, l’ASSK annonce la création d’un réseau provincial des communicateurs scouts afin d’accompagner la mise en place des calendriers éditoriaux, dans le but d’assurer une communication plus efficace.
Sabin Munguakonkwa