Le Réseau communautaire pour la protection des enfants (RECOPE) a tenu, ce samedi 27 juin 2026, une séance d’échanges à Kamanyola autour des risques auxquels sont exposés les enfants âgés de 0 à 17 ans, ainsi que des solutions envisageables.
Selon les représentants de la communauté pygmée, plusieurs problèmes affectent leurs enfants : la non-scolarisation, une faible fréquentation des groupes sociaux, une participation limitée aux activités créatives, une alimentation déséquilibrée, ainsi que l’absence de centres de colonies de vacances dédiés. Ils déplorent également des décès d’enfants survenus lors de déplacements vers le Burundi, faute de moyens financiers suffisants.
Par ailleurs, ils dénoncent des discriminations subies par les enfants pygmées de la part d’autres enfants lors des relations amoureuses. La gestion des contentieux liés aux grossesses reste particulièrement complexe, les discussions se soldant souvent par des promesses irréalisables.
Au chapitre des solutions, le RECOPE a recommandé ce qui suit : Sensibiliser les parents de la communauté pygmée à inscrire leurs enfants dans les écoles publiques et gratuites, et à participer activement aux réunions scolaires, Renforcer le dialogue et le rapprochement entre parents et enfants afin de mieux prévenir les dérives, Pour la santé, encourager le recours aux centres de santé et décourager l’automédication, En cas de grossesses, orienter systématiquement les différends vers les notables ou privilégier des arrangements pacifiques et à l’amiable.
Les membres de la communauté pygmée de Kamanyola ont salué l’arrivée du RECOPE dans leur camp, y voyant un signe de rapprochement sans discrimination. Ils plaident pour une prise en charge effective de leurs enfants au sein des écoles et demandent aux chefs d’établissement du secondaire d’accepter des dérogations sollicitées par les parents, afin que les enfants puissent jouir pleinement de leur droit à l’éducation comme tous les autres.
Il convient de signaler que, durant ces échanges, la communauté pygmée de Kamanyola a également dénoncé des discriminations dont elle s’estime victime lors de certains processus d’identification dans le cadre des assistances humanitaires.
Christian Bunani.