Depuis un certain temps, le territoire de Beni, situé dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), demeure le théâtre de massacres perpétrés par les terroristes des ADF.
Malgré le fait que Beni soit devenue la capitale actuelle du Nord-Kivu après l’occupation de la ville de Goma par les rebelles du M23, la région reste plongée dans une insécurité atroce.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer le silence des autorités et réclamer des actions concrètes, afin de protéger les populations civiles innocentes.
Clarisse Miruho dénonce des crimes contre l’humanité
Clarisse Miruho, activiste et défenseure des droits humains, affirme que ces massacres, commis contre des « civils innocents », constituent un crime contre l’humanité.
Dans une interview, elle condamne avec fermeté ces actes et estime qu’ils représentent de graves violations des droits fondamentaux des populations civiles ainsi que du droit humanitaire international.
Elle fustige toutefois ce qu’elle qualifie de « défaillance notoire » des institutions congolaises et déplore une insuffisance dans les réponses sécuritaires, qu’elle juge « inappropriées », de la part des forces engagées dans les opérations militaires de la zone, notamment l’armée congolaise et l’armée ougandaise.
Pour l’activiste, des enquêtes indépendantes doivent être menées afin de faire toute la lumière sur ces crimes, et afin que les commanditaires répondent de leurs actes.
Répression sanglante des marches pacifiques à Kinshasa : une même logique d’impunité
Engagée dans la défense des droits humains, Clarisse Miruho s’est également exprimée sur la répression sanglante des marches pacifiques observée ces derniers temps à Kinshasa.
Elle dénonce par ailleurs les manœuvres des autorités qu’elle juge orientées vers la prolongation du pouvoir, au mépris des libertés fondamentales.
Revenant sur le carnage survenu le 30 août 2023 à Goma, contre des fidèles de l’église messianique Wazalendo, elle exprime son inquiétude face au silence des institutions nationales et internationales.
Selon elle, des hauts gradés des FARDC, supposés être commanditaires de ces massacres en plein centre-ville de Goma, seraient protégés par le pouvoir de Kinshasa.
La situation s’aggrave : urgence d’agir
Avec, d’une part, le massacre d’une dizaine de personnes en moins d’une semaine à Beni, et, d’autre part, la répression des marches de l’opposition à Kinshasa, la situation semble se dégrader davantage en RDC.
Il est donc temps que les autorités nationales comme internationales prennent la mesure de ce qui se passe dans le pays et réagissent dans l’urgence, afin de sauver toute la population.
Rédaction