En République démocratique du Congo, l’épidémie de maladie à virus Ebola continue de s’étendre. Selon le rapport de situation publié le 24 juillet 2026 par le Gouvernement et l’INSP (Institut national de santé publique), le pays totalise désormais 2 973 cas confirmés et 1 309 décès.
Au 23 juillet 2026, les chiffres font état de 766 personnes prises en charge en isolement ou dans des unités hospitalières. Par ailleurs, 540 patients ont été déclarés guéris depuis le début de l’épidémie. Le taux de létalité atteint 44 %, tandis que la couverture de suivi des personnes contacts est estimée à 73,9 %.
Sur le plan géographique, Ebola touche actuellement 48 zones de santé réparties dans cinq provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé et Tshopo. Parmi ces zones, 47 demeurent encore en transmission active. La zone de Rungu (Haut-Uélé) fait désormais partie des entités affectées.
L’Ituri reste la province la plus touchée. Elle regroupe 28 des 36 zones de santé concernées et concentre 89 % de l’ensemble des cas cumulés. Cette province enregistre également 75 % des nouveaux cas confirmés recensés durant la dernière période de surveillance.
Dans le Nord-Kivu, la maladie est signalée dans 11 zones : Beni, Butembo, Goma, Katwa, Oicha, Kyondo, Kalunguta, Masereka, Vuhovi, Mabalako et Musienene.
Au Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa demeure concernée, mais elle compte 59 jours sans nouveau cas confirmé, tout en restant sous surveillance résiduelle.
Le Haut-Uélé enregistre désormais 5 zones affectées, contre 3 dans la Tshopo.
Concernant la riposte, le rapport met notamment en avant la visite de la Première ministre en Ituri et en Tshopo, en vue de renforcer les actions de lutte contre Ebola. Les autorités annoncent également la mise en service d’un laboratoire de diagnostic à Kasenyi (zone de santé de Tchomia) pour améliorer la capacité de détection des cas.
Malgré les efforts déployés, le document relève que le suivi des contacts demeure insuffisant. Les responsables sanitaires appellent ainsi à renforcer la surveillance épidémiologique, afin de freiner la transmission du virus dans les zones touchées.
Rédaction