À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, la Commission diocésaine Justice et Paix (CDJP) de l’archidiocèse de Bukavu a organisé, vendredi 13 mars 2026, une journée de sensibilisation et de solidarité à Kabare, dans la grande salle de la paroisse Saint Joseph. Cette activité a réuni plusieurs femmes, filles et élèves venus de différents établissements scolaires de la place.
L’initiative visait à promouvoir les droits des femmes, sensibiliser les jeunes à l’égalité de genre et encourager le respect de la dignité humaine dans la société.Selon les organisateurs, le choix de Kabare répond à une préoccupation croissante liée à la recrudescence des violations des droits humains, notamment celles touchant les femmes et les filles.
À travers cette rencontre, la CDJP a voulu contribuer à l’éducation citoyenne et au renforcement des valeurs de justice, d’équité et de vivre-ensemble.
Au total, 542 élèves filles issues notamment du lycée Canya, des écoles primaires Canya, Canya Kagenge Notre-Dame de Mugobe et Kabare Centre ont pris part à une conférence axée sur le respect des droits humains, la lutte contre la discrimination et la promotion de l’égalité entre les sexes.
Les échanges ont permis de sensibiliser les participantes à leur rôle dans la défense de leurs droits et dans la construction d’une société plus juste.

Dans le cadre du thème de l’ année « Droit juste et action », la CDJP a également posé des gestes de solidarité à l’hôpital de Mukongola, particulièrement dans les services de maternité et de pédiatrie.
La commission a pris en charge les factures médicales de plusieurs patients en situation de précarité. Au total, 24 femmes guéries et prêtes à quitter l’hôpital ont vu leurs factures médicales honorées, leur permettant ainsi de regagner leurs familles.
25 élèves issus des familles en situation financière difficile ont également bénéficié du paiement de leurs frais scolaires.Prenant la parole lors de cette activité, Mme Nadine Cikomola, représentante de la CDJP, a rappelé l’importance de cette commémoration.
« Commémorer cette journée, c’est promouvoir et reconnaître les droits de la femme. Nous appelons les femmes et les filles à continuer de porter haut leur voix afin que ces droits soient respectés », a-t-elle déclaré.
De son côté, Sœur Micheline Nakalamba, préfète du lycée Canya , a salué l’initiative de la commission Diocésaine Justice et Paix.
« Nous remercions vivement la CDJP d’avoir pensé au lycée Canya et d’avoir sensibilisé nos élèves filles sur le vivre-ensemble, la lutte contre la discrimination et l’égalité du genre », a-t-elle indiqué.
Au-delà des moments de réjouissance marqués notamment par des danses culturelles, cette journée s’est voulue un espace de réflexion et d’engagement. Elle a rappelé la nécessité de renforcer la protection des droits des femmes et des filles, tout en soulignant que la promotion de l’égalité demeure un combat permanent dans la société.
Benjamin Mukanire