Au moins 1 564 civils ont été tués et 988 blessés à la suite de bombardements et d’attaques militaires visant des zones habitées dans les provinces du Nord et du Sud‑Kivu entre juillet 2025 et mars 2026.
Ces chiffres ont été révélés par le Consortium international pour les droits de l’homme au Congo (CIDHC) dans un rapport rendu public ce samedi 14 mars 2026, dont une copie est parvenue à la rédaction de labeur.info.
Dans ce rapport, le CIDHC s’attarde notamment sur les récents bombardements survenus en plein centre‑ville de Goma, qui ont fait une humanitaire française et deux autres victimes non identifiées.
Le consortium indique que ces attaques incluent des bombardements par drones, des frappes d’artillerie lourde, des offensives terrestres visant des localités civiles ainsi que des attaques contre des camps de déplacés.
Il déplore le ciblage des civils, la non‑protection des travailleurs humanitaires et le non‑respect des principes de distinction et de proportionnalité dans les opérations militaires.
« La population civile de l’Est de la RDC ne peut pas continuer à vivre sous la menace permanente des bombardements, des violences armées et des déplacements forcés », affirme le rapport.
Le consortium demande à l’Organisation des Nations unies d’ouvrir une enquête internationale indépendante sur les attaques documentées dans ce rapport, à la Cour pénale internationale d’examiner les éléments contenus dans son rapport, et aux partenaires internationaux, l’Union européenne, l’Union africaine et les États‑Unis d’Amérique d’utiliser les instruments diplomatiques et juridiques pour faire respecter le cessez‑le‑feu et protéger les civils.
Il exprime sa pleine disponibilité à « coopérer et à accompagner les autorités judiciaires françaises dans leur mission » et dit être prêt à mettre à disposition des informations, témoignages et éléments de preuve recueillis lors de ses enquêtes sur le terrain.
Rédaction