Les responsables sanitaires de la province du Nord-Kivu ont annoncé la détection d’un premier cas confirmé de maladie à virus Ebola à Goma, localité située dans l’Est de la République démocratique du Congo. D’après les informations rendues publiques par le gouvernorat, il s’agirait d’une infection due à la souche Bundibugyo.

Le patient aurait quitté récemment Bunia (province de l’Ituri), où une flambée de l’épidémie fait actuellement l’objet d’une prise en charge renforcée. Une fois l’alerte confirmée, les équipes médicales auraient immédiatement procédé à la mise en isolement du malade, conformément aux procédures sanitaires en vigueur.

Parallèlement, la surveillance est intensifiée : les soignants poursuivent le traçage et le suivi des contacts afin d’identifier toutes les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus. L’objectif est de limiter tout risque de transmission.

Interrogé à ce sujet, le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’INRB basé à Kinshasa, a indiqué que le cas serait lié au parcours d’une femme ayant rejoint Goma après le décès de son mari à Bunia, décès attribué à Ebola.

En réponse à cette situation, les autorités provinciales prévoient également le renforcement des mesures de prévention dans plusieurs lieux stratégiques : les centres de santé, ainsi que les points d’entrée et de sortie de la ville, mais aussi les zones où la densité de population est élevée. Des équipes de surveillance épidémiologique resteraient déployées sur l’ensemble du territoire concerné.

Les spécialistes rappellent que les signes possibles de l’Ebola incluent notamment : une forte fièvre, de violents maux de tête, des vomissements, une fatigue intense et parfois des saignements inexpliqués.

La transmission se fait par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée, ou encore avec des objets contaminés. Les experts précisent que la maladie ne se propage pas par voie aérienne.

Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a souligné que la souche Bundibugyo n’est pas totalement inconnue : elle a déjà été identifiée auparavant, notamment en Ouganda (2007) et en RDC (2012). Toutefois, il a aussi été rappelé qu’en l’état actuel, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est disponible pour cette variante. Les autorités insistent donc sur l’importance des gestes barrières et sur la réduction des déplacements.

Face à l’alerte, les autorités appellent la population de Goma à rester calme, tout en faisant preuve de vigilance. Le respect strict des mesures d’hygiène et des consignes sanitaires constitue, selon elles, la meilleure manière d’empêcher la propagation du virus.

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