Le collectif des conseillers communaux de la RDC annonce un deuxième sit-in au centre financier de Kinshasa, dès ce lundi 11 au lundi 18 mai 2026, afin d’exiger le paiement de leurs émoluments.
D’après ces élus, lors de leur premier sit-in, le ministre des Finances n’aurait pas respecté ses engagements pris à leur égard, notamment concernant les DTO signés.
Selon Cédric Tumusifu, président national de la commission de suivi des paiements des conseillers communaux, le ministre aurait indiqué que les trois DTO étaient déjà signés. Cependant, une fois parvenus à la chaîne de dépenses, les concernés auraient constaté qu’il ne s’agissait que d’un seul DTO effectivement signé.
Il déplore ainsi le non-respect de l’engagement du ministre et promet d’aller « jusqu’au bout » pour obtenir gain de cause.
« Ce qui nous pousse à ce sit-in est le non-respect des engagements du ministre des Finances. Il nous a signé trois DTO avec bon d’engagement de trois mois qui était venu au budget. Mais le bon d’engagement là, le ministre nous avait trompés : il avait signé les trois mois. Arrivé à la chaîne de dépenses, nous avons constaté qu’il n’y avait qu’un seul mois qui était signé, celui de janvier », a déclaré Cédric Tumusifu.
Tout en déplorant la manière dont le ministre des Finances retarde le processus de paiement, Cédric Tumusifu estime qu’ils ont « plein droit » de réclamer ce qui leur revient.
Il rappelle également que, comme le président de la République, les députés nationaux et provinciaux, ils ont aussi battu campagne et que leurs familles doivent vivre de leur travail.
« Imaginez-vous : on est dans le mois de mai, mais on ne nous paie qu’un seul mois, alors qu’il nous avait précisé qu’il allait payer trois mois. C’est la raison pour laquelle nous revenons vers lui pour lui dire que les difficultés sont toujours là. Nos enfants doivent étudier, nos familles doivent vivre, et nous servons le pays. Nous avons été élus, avec la légitimité de la population au même titre que les autres (le chef de l’État, les députés nationaux et provinciaux). Nous avons tous battu campagne : de ce crédit que nous devons honoré, c’est pour cela que nous demandons au ministre de nous remettre dans nos droits », a insisté le président.
À titre de rappel, depuis leur élection, les conseillers communaux déclarent demeurer sans percevoir leurs émoluments en tant qu’élus du peuple.
Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de « non-respect des engagements » de certaines autorités, qu’ils accusent de freiner leur fonctionnement. Leur soulèvement, selon eux, traduit leur volonté de travailler au service de la population.
Jonas KASULA