La République démocratique du Congo pourrait bientôt renforcer sa riposte contre Ebola avec l’arrivée d’un nouveau traitement en cours d’acquisition. En séjour à Bunia, dans la province de l’Ituri, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a annoncé que des démarches sont engagées pour obtenir un médicament innovant développé aux États-Unis.
S’adressant à la presse locale, en présence des autorités provinciales ainsi que du ministre de la Communication et des Médias, le responsable congolais a expliqué que le gouvernement discute avec Washington afin de se procurer un anticorps monoclonal conçu pour agir contre plusieurs souches du virus Ebola à la fois.
Selon ses propos, cet anticorps aurait été élaboré pour cibler simultanément trois souches majeures : Zaire, Bundibugyo et Soudan. L’objectif, a-t-il précisé, est de disposer rapidement de cette option thérapeutique afin d’améliorer la prise en charge des malades.
« Nous sommes dans la procédure d’acquisition de ce médicament pour pouvoir soigner les malades », a indiqué Roger Kamba, soulignant que cette avancée pourrait renforcer l’efficacité de la riposte face à la 17e épidémie d’Ebola actuellement enregistrée en RDC.
D’après les informations communiquées, la nouvelle alerte a été déclarée le 15 mai 2026. La reprise de la transmission serait attribuée à la souche Bundibugyo. Les autorités estiment que l’accès à un traitement capable de couvrir plusieurs variantes du virus constituerait un levier important dans la lutte contre la propagation.
En complément de cette piste, le ministre a rappelé que les équipes de santé misent aussi sur d’autres catégories de traitements, notamment les antiviraux, capables d’agir contre les virus de manière plus générale.
Un appui international en renfort
La coopération internationale demeure également au cœur de la réponse. Roger Kamba a annoncé la réception d’un don de médicaments antiviraux en provenance d’Égypte, présenté comme un soutien précieux, les traitements concernés étant particulièrement coûteux.
Il a précisé que ces médicaments auraient été livrés dans la nuit, vers 2 heures du matin.
Alors que le respect des mesures préventives se serait relâché dans certaines régions, des dispositions de restriction ont été mises en place afin de freiner les risques de diffusion. Parmi elles figurent notamment : la suspension des liaisons aériennes entre la RDC et l’Ouganda ; la fermeture temporaire de certains postes frontaliers ; des restrictions de circulation dans plusieurs zones touchées par l’insécurité, notamment celles contrôlées par l’AFC/M23.
Situation sanitaire préoccupante
Les autorités indiquent que, d’après les données disponibles à ce stade, plus de 170 décès seraient déjà liés à cette flambée. Parallèlement, des centaines de cas suspects continuent d’être examinés.
Malgré la gravité de la situation, les responsables sanitaires se disent optimistes, estimant que la mobilisation des équipes et le renforcement de la prise en charge pourraient contribuer à contenir l’épidémie et à améliorer les chances de survie des personnes atteintes.
Rédaction