Des informations relayées par certaines sources non reconnues par le diocèse attribuent à l’archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy, une interdiction du « Kitchen Party » chez les fidèles catholiques. Elles lui prêtent également la décision de refuser la célébration du mariage aux personnes ayant organisé cette cérémonie.
Ces propos, associés au nom de James Mukeshaba, appellent à la prudence, faute de déclaration officielle permettant de les authentifier. À ce stade, aucun élément officiel ne permet d’établir que l’archevêque les a effectivement tenus.
Il convient donc d’éviter de lui attribuer des déclarations non vérifiées, au risque de porter atteinte à sa réputation et de semer la confusion au sein de la communauté chrétienne. Mgr François-Xavier Maroy ne cherche pas à s’immiscer dans toutes les pratiques culturelles. Le « nshololo », pratique traditionnelle africaine, ne serait pas incompatible avec la culture africaine.
Dans un souci de responsabilité communicationnelle, le Service diocésain de communication sociale rappelle l’importance de vérifier les faits auprès des sources compétentes avant toute publication. Les questions liées aux pratiques culturelles et à la foi chrétienne méritent un débat serein, fondé sur des informations fiables et respectueux des personnes.
Par ailleurs, l’attention de l’opinion publique gagnerait à rester mobilisée autour des enjeux majeurs auxquels la région est confrontée, notamment la recherche de la paix. À cet égard, la lettre pastorale de Mgr François-Xavier Maroy adressée aux autorités à différents niveaux mérite une attention particulière.
Le Service diocésain de communication sociale invite ainsi les internautes à faire preuve de discernement et à privilégier les communications officielles de l’Église. La lutte contre la désinformation est une responsabilité collective.
Benjamin Mukanire