Les enseignants réunis au sein de l’Intersyndical de l’Ituri 1 annoncent leur opposition à la reprise des activités scolaires prévue pour septembre 2026 en province. Dans leur prise de position, ils invoquent les risques liés à la propagation de la maladie à virus Ebola (MVE).
Réunis le lundi 24 août à Bunia, les représentants syndicaux affirment que la rentrée ne peut pas avoir lieu dans les conditions actuelles. Selon eux, l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie, et le regroupement de milliers d’élèves et d’enseignants en salles de classe pourrait favoriser la transmission du virus.
Des exigences avant toute réouverture
Dans leur déclaration, les syndicats demandent notamment une maîtrise complète de l’épidémie avant toute réouverture des établissements scolaires ; l’installation de dispositifs de prévention dans toutes les écoles, dont : des points de lavage des mains ; des solutions hydroalcooliques (gel) ;et des thermoflashs (contrôle de la température).
Les enseignants exigent aussi un accompagnement sanitaire et social pour le personnel éducatif. Ils appellent en outre les autorités nationales ainsi que les partenaires internationaux à renforcer leurs efforts dans la lutte contre Ebola, notamment pour la prise en charge des malades ; et le soutien aux familles affectées.
« L’éducation est un droit, mais la vie reste le fondement de tout avenir, » soulignent-ils dans leur communiqué.
Cette position intervient alors que les autorités sanitaires poursuivent les opérations de riposte en Ituri, notamment la surveillance communautaire et la sensibilisation dans plusieurs zones touchées.
ILANGA TEMBA David