La fuite de patients du centre hospitalier de Kelele, à Cantine, suscite l’inquiétude des soignants. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des personnes suspectées d’être infectées par le virus Ebola ainsi que des contacts à haut risque ont quitté l’établissement après une attaque des ADF contre la localité.
Les tirs, entendus à partir de 23 heures, ont provoqué un mouvement de panique. D’après la société civile locale, l’attaque a fait au moins 30 morts parmi les civils. À l’hôpital, les patients ont fui, y compris ceux qui étaient placés en isolement.
« Vers minuit, l’hôpital s’est vidé de ses malades », rapporte le médecin directeur, le docteur Christian Kakule Vulembera. Il précise que les personnes parties comprenaient des cas suspects d’Ebola et des personnes ayant été exposées au virus.
Des personnes dispersées, un suivi compliqué
Le personnel médical redoute que des patients potentiellement infectés se retrouvent au contact d’autres habitants. Le risque inquiète d’autant plus le médecin directeur que certains pourraient rejoindre des zones où aucun cas n’a été signalé jusque-là.
Le groupement de Madiwe pourrait ainsi se retrouver confronté à une situation épidémiologique difficile à contenir, avertit le docteur Vulembera.
Cette fuite survient dans un contexte de forte insécurité et complique la prise en charge comme le suivi des personnes exposées au virus.
Rédaction