Le gouvernement de la République démocratique du Congo invite la population de Kinshasa à rester calme après la mise en quarantaine d’un bateau commercial sur le fleuve Congo. L’embarcation a été immobilisée et tenue à distance de la capitale, à environ 65 kilomètres, suite au signalement d’un décès jugé suspect, possiblement lié à la maladie à virus Ebola.
Les responsables du secteur de la santé apportent des clarifications importantes : selon les premières informations, le décès ne s’est pas produit à bord et n’a pas eu lieu à Kinshasa. Il est survenu à Pimu, dans la province de la Mongala, à plus de 1 200 kilomètres de la capitale. Le passager concerné aurait quitté le navire après avoir présenté des signes comme de la fièvre et des diarrhées, avant de décéder dans un centre de santé local.
Pour lever tout doute, un laboratoire mobile a été dépêché immédiatement sur le site d’isolement afin de réaliser des tests de dépistage sur l’ensemble des passagers. Des équipes de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), sous la supervision du professeur Jean-Jacques Muyembe, sont sur place. Par ailleurs, d’autres embarcations ont été mobilisées pour permettre l’évacuation progressive des voyageurs une fois les examens terminés.
Face aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, le ministre de la Santé, Roger Kamba, a formellement démenti les affirmations selon lesquelles plusieurs personnes seraient mortes à bord. Il confirme qu’aucun autre décès n’est à signaler parmi les passagers et appelle la population au civisme et à la prudence dans le partage d’informations.
La situation est suivie de près par les plus hautes autorités, avec l’implication des ministères de la Santé, des Transports et de l’Intérieur. Les autorités rappellent que certaines maladies courantes peuvent provoquer des symptômes proches (comme fièvre et troubles digestifs) et promettent de communiquer les résultats du laboratoire dès leur disponibilité.
Rédaction